La bile noire 4 Septembre 2007 à 12:12

La bile noire


Par tous les diables, l'été touche à sa fin.
Par toute la noirceur des créatures d'en bas, par leurs enveloppes putrides, par la vermine!
Balivernes!

L'été ne touche pas à sa fin, il n'a jamais commencé!

Et c'est fatal, car l'été fait suite au printemps, et il n'y en a pas eu non plus...
Ça ne va pas du tout. Moi qui apprécie tellement l'automne après un été fulgurant...< br/>
L'été est défini comme un tourbillon de journées passées dans la tranquille tourmente d'un déluge photonique.
Secoué par les vagues, aveuglé de soleil, intoxiqué par le sel, et le corps rompu d'avoir dormi ces courtes nuits sous des conifères ébouriffés, l'estivant est d'ordinaire ravi de rentrer à l'automne, sepelotonner dans ses pénates et de parcourir les rues où s'amoncellent des feuilles aux tons rougeoyants.
Sa peau tannée accueille avec soulagement la fraîcheur des premières pluies et la disparition de la chaleur.
Doucement, la ville s'engouffre dans la nuit et les pubs sont accueillants.
Au bout d'octobre, on voit se lever la lune rousse d'Halloween et les morts sont rigolos.

Malheureusement, cette année s'est déroulée sous la forme d'une interminable Toussaint. La pluie a ruisselé sur nos visages livides depuis tant de mois, et la chaleur semble disparue pour toujours. Les rues sont tristes et solitaires. Partout, grouille un règne de vermines rampantes et l'air est hanté par la pourriture. Devant nous s'étale une perspective sans espoir et sans contraste, qui suinte l'ennui, le désert et la mélancolie.
Mélancolie mélancolie mélancolie

Tavernier, un vulnéraire!



1 commentaire
verif = code =

contact: hello@groliv.com


haut de page



Nouveaux dessins


Liens


Le site en flash


...