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GENERAL
En dépit de son air de vieux désert tout froid et rouillé, Mars est la planète du système solaire la plus semblable à la Terre.

L'histoire de sa découverte et de son exploration témoigne de l'intense désir humain de voir cette ressemblance s'accentuer jusqu'à la géméllité.

Malgré l'étonnement que suscite un tel projet, il n'est pas déraisonnable d'imaginer accomoder Mars à la vie terrienne, et d'en faire notre nouveau monde...

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1 HISTORIQUE 1.1 Les Anciens
Nous connaissons Mars depuis la très distante antiquité.

Ares pour les Grecs, Horus pour les Egyptiens, Nirgal à Babylone et Kasei au Japon, dieu de la guerre pour les uns, étoile de feu pour les autres, Mars est devenu un sujet de préoccupation pour les premiers lorsqu'ils se mirent en tête d'expliquer son étrange attitude.

Les Grecs, à l'instar des Egyptiens, avaient remarqué que les planètes ne suivaient pas la régularité des étoiles dans le mouvement circulaire du ciel, leur attribuant le terme d'astres errants, l'errance de Mars étant la plus troublante.

En effet, Mars semble parfois ralentir sa course, puis reculer en augmentant en luminosité, avant de repartir dans le bon sens en pâlissant. L'explication généralement proposée était que le dieu de la guerre se fâchait à intervalles réguliers puis retrouvait sa bonne humeur à la suite de sacrifices qui le convainquaient de reprendre sa course éternelle.

Mais certains astronomes n'étaient pas satisfaits par cette explication, et au 2ème siècle de notre ère, Claude Ptolémée proposa un modèle d'univers centré sur la Terre, où les mouvements circulaires des planètes étaients assainsonnés d'épicycles sensés décrire les fantaisies martiennes.

Ce modèle demeura la théorie officielle jusqu'au 16ème siècle où Nicolas Copernic proposa de considérer que le Soleil était au centre de l'univers, mais se trouva en peine de se débarrasser des épicycles, faute de se résoudre à abroger le dogme de la circularité des orbites planétaires.

Finalement, au 17ème siècle, Tycho Brahé, pourtant hostile à la thèse de Copernic, réalisa une grande quantité d'observations qui permirent à Johannes Kepler d'énoncer ses trois fameuses lois décrivant le mouvement des planètes, et le caractère ombrageux de l'étoile de feu.

Ainsi débarrassée de son mystère, Mars allait devoir attendre le 19ème siècle pour à nouveau faire frémir l'imagination et susciter la fièvre spéculative lors de l'Affaire des Canaux.


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1.2.L'affaire des Canaux
Depuis la Renaissance et la Révolution copernicienne, l'idée que la Terre est une planète comme les autres induit celle de la pluralité des mondes habités.

Dans la seconde moitié du 19ème siècle, les lunettes astronomiques permettent à certains astronomes de voir à la surface de Mars un réseau complexe de canaux et de mers, tandis que d'autres n'y voient rien de tel.



A la fin du même siècle, on constate que certains canaux semblent absurdement traverser les mers: peut-être ces mers étaient-elles des forêts?

Percival Lowel, milliardaire passionné, voit dans ce réseau de canaux un gigantesque dispositif d'irrigation bâti par les martiens pour contrecarrer la désertification de leur planète mourrante.

Cette interprétation romantique acquit une grande popularité et donna lieu au roman La Guerre des Mondes de HG WELLS.

Cependant, les photographies prises au téléscope ne montraient en fait de canaux, qu'une distribution de tâches colorées.

Il semble en effet qu'en conditions de visibilité réduites, et sous l'effet de la fatigue, l'oeil ait tendance à interpréter l'image perçue en fonction de l'état d'esprit de l'observateur.

Dans la seconde moitié du 20ème siècle, les sondes Mariner envoyées autour de la planète rouge mirent un terme à la controverse en révélant une surface exempte de canaux, avant que les sondes Vikings y atterrissent finalement, dévoilant un sol stérile et asséché.

Quel Malheur!

Mais la fascination pour Mars est loin de s'être tarie, et des considérations plus récentes réveillent les spéculations les plus futuristes: voici le temps des machines


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1.3.Les Machines
L'exploration de Mars par les machines a jusqu'à ce jour su préserver le romantisme des premières observations et contient sa part de mystère, de fantasme et de drame.
Son actualité chargée, et les ressources qui y sont investies sont là pour confirmer l'importance que cette planète occupe dans la vision que l'humanité a de son futur.

L'exploration démarre au début des sixties. Depuis cette époque, des douzaines de missions se sont succédées, dont les deux tiers ont échoué.

Les trois objectifs immédiats de ces missions spatiales sont: l'étude des différences Terre/Mars, l'étude de la possibilité d'eau liquide à la surface de la planète rouge, et finalement la possibilité de vie ou de trace de vie.

Les missions suivent un cycle de lancement de deux ans dû à la proximité périodique de la planète (rappelons que l'on ne navigue pas dans l'espace interplanétaire en ligne droite, mais que l'on tire astucieusement avantage de l'attraction et du mouvement des corps du système solaire pour changer d'orbite).

Cette navigation n'est pas aisée: les 6 premières missions soviétiques entre 1960 et 1964 sont des échecs dûs à la trajectoire ou aux communications.

Entre 1964 et 1971, les sondes Mariner de la Nasa offrent les premières images de transit, et la satellisation en 1971 (Mariner 9 et 2 sondes soviétiques, Mars 1 et 2). Les images récoltées montrent une surface d'apparence lunaire.

Entre 1971 et 1973, 6 sondes sont envoyées pour atterrir. Deux d'entre elles y parviennent et fonctionnent à la surface pendant 20 et 120s.

En 1976, Les sondes Vicking atterrissent et transmettent des photos en couleur de la surface.



Aucune trace de vie n'est détecté, et la déception est grande, malgré la découverte surprenante d'un 'visage' sur un des clichés pris en orbite.



Vu sous un autre angle et avec un autre éclairage, cette image remarquable se révèle n'être qu'une illusion du même tonneau que les canaux de Lowel.

Douze ans plus tard, les soviétiques perdent deux sondes phobos, puis quatre ans après, la Nasa perd Mars Observer.

Le succès est de retour en 1996 avec Mars Global Surveyor qui met en évidence l'existence d'eau dans le passé martien, ainsi que celle d'un champ magnétique généré par la croûte martienne (sur Terre, le champ provient de la rotation du noyau magnétique). Peu après en 1997, le robot Sojourner est largué par Mars Pathfinder et se déplace à la surface pour prendre des photos.

De 1998 à 1999, 3 sondes sont perdues. La japonaise Nozomi devient instable suite à une éruption solaire endommageant ses cicuits et évite l'insertion incertaine en orbite martienne pour éviter une contamination organique en cas de crash. Mars Climate Orbiter se perd lors d'un conflit entre unités métriques et anglo-saxonnes, et Mars Polar Lander s'écrase pour des raisons obscures.

Les années 2000 démarrent sous de radieuses augures: Mars Odyssey découvre de grandes quantités d'eau enfouie en 2001, tandis que la présence de glace carbonique est confirmée au pôle sud par l'européenne Mars Express qui cartographie la planète comme jamais. Malheureusement, le module européen Beagle 2 qui devait chercher des traces de vie s'écrase.

En 2003, l'exploration prend une tournure cybernétique, avec l'atterrissage des 2 rovers Spirit et Opportunity qui parcourent leur site d'atterissage avec une nouvelle précision d'observation.

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2.GEOGRAPHIE


2.1.Général


2.1.Cartographie


2.2.Les Volcans
Sur Terre, les volcans tels qu'on les trouve dans l'archipel de Hawaii sont entraînés par la plaque Pacifique et ne demeurent que temporairement au-dessus du point chaud qui les alimente.Ainsi, la taille de ces volcans est-elle limitée par la quantité de magma remonté pendant leur passage.



Le résultat est une succession de volcans qui indiquent les directions du déplacement de la plaque Pacifique au cours des temps géologiques.

ET SUR MARS?

Pour autant que l'on sache, la tectonique des plaques n'opère pas sur Mars. Par conséquent, un volcan généré par une rermontée magmatique reste indéfiniment au-dessus de son point chaud et ne cesse de grandir que lorsqu'il cesse d'être alimenté.

Le volcan ainsi reste seul, mais sa taille atteint des proportions titanesques!




A fin de comparaison, on a représenté sur cette animation la taille approximative qu'afficherait le Mauna Loa, le plus grand volcan terrestre.

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2.3.Valles Marineris


3.CONQUETE




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